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St-Georges-des-Gardes > Patrimoine local


 ABBAYE NOTRE DAME DES GARDES

 

Au point culminant du Maine et Loire, l'église Notre dame des Gardes se laisse voir ou apercevoir de très loin, et, de la colline des Gardes, on découvre un immense horizon. C'est là, à l'ombre du sanctuaire marial, que se situe l'Abbaye Notre Dame des Gardes. L'imbrication de l'église et des bâtiments de l'Abbaye dit combien l'histoire du pélérinage et celle de la communauté ont eu partie liée.

 

Comme l'Abbaye de Bellefontaine, à Brégrolles en mauges, l'Abbaye Notre Dame des Gardes appartient à l'Ordre de Cîteaux, né au XIIè sicèle d'une réforme de l'ordre de St Benoît. La règle de St Benoît (VIè siècle) est toujours la règle de vie des communautés cisterciennes. C'est en 1818 que les premières soeurs cisterciennes trappistines sont arrivées aux Gardes et se sont installées dans les ruines d'un ancien couvent de chanoines Augustins qui, avant la Révolution, desservaient le pélérinage marial très ancien et toujours vivant. Le monastère a été construit progressivement au cours du XIXè siècle. L'église monastique, accolée au sanctuaire Notre Dame des Gardes, date de la fin du XIXè siècle.

 

Entre les treize moniales arrivées en 1818 et les trente d'aujourd'hui, la communauté en a compté jusqu'à cent au cours du XIXè sicèle. En 1960, douze soeurs des Gardes sont parties au Bénin fonder le monastère de l'Etoile Notre Dame, et dix ans plus tard, sept autres partaient fonder le monastère de la Paix-Dieu, à Anduze dans le Gard.

 

Aujourd'hui, comme hier, la communauté partage ses journées, des vigiles à 4h15 aux complies à 19h40, entre la prière liturgique, la lectio divina (lecture priée de la Parole de Dieu), la prière silencieuse et le travail. Celui-ci comprend les tâches domestiques et le travail qui permet à la communauté d'assurer sa subsistance. Actuellement, celui-ci se répartit en trois secteurs : la fabrication de gelées, de confitures à l'ancienne et de pâtes de fruits, un atelier de prestation de service pour une entreprise voisine, l'exploitation agricole qui s'est ouverte ses dernières années à la vente directe  de viande bovine. Un nouveau magasin, installé en début d'été 2006 dans le bâtiment le plus ancien du monastère, présente les produits de l'Abbaye et ceux de nombreux autres monastères, ainsi qu'un large rayon de librairie, cartes et articles religieux.

 

Communauté monastique, les soeurs des Gardes accueillent dans leur "hôtellerie" des personnes qui désirent vivre un temps personnel de ressourcement, de retraite, dans l'atmosphère silencieuse du monastère, ainsi que des groupes qui viennent pour plusieurs jours de récollection, un week-end ou une journée de temps fort. C'est le désir de mieux accueillir tous ceux qui souhaitent participer à leur prière qui les a amenées à entreprendre, en 2005-2006, un gros chantier de rénovation et de transformation de leur église.

 

Heures des offices tous les jours : Laudes à 7h (6h15 le dimanche), Messe à 7h25 (9h le dimanche), Sexte à 12h15, None à 14h15, Vêpres à 18h00 et Complies à 19h40.

 

 CHAPELLE NOTRE DAME DES GARDES

Au diocèse d'Angers, sur le point culminant , d'où l'on embrasse un merveilleux panorama qui constitue la terre des Mauges, terre imprégnée du sang des martyrs de la Vendée Angevine, est vénérée depuis un demi millénaire une Madone qui a pour nom : NOTRE DAME DES GARDES.

 

Origine : une plaque de marbre indique dans le sol du Sanctuaire l'endroit où aurait eu lieu, dès 1460 la première manifestation de la Vierge en ces lieux. C'est à cet endroit qu'une pastourelle aurait miraculeusement découvert, dans un buisson qui s'y trouvait alors, une statue de NOTRE DAME. Elle l'emporta chez elle pour en faire l'objet de sa dévolution particulière. Mais le lendemain, la Vierge était revenue au buisson ! Transportée alors à l'église de St Georges du Puy de la Garde, à 3 kms de là, par le curé auquel la bergère s'était ouverte de ce qui lui était arrivé, obstinément, par trois fois, la Madone revint au buisson pour manifester ainsi sa volonté d'être honorée tout spécialement sur ce haut lieu.

 

Histoire : Messire du Pineau, Seigneur du domaine de la Garde où se trouvait incluse la partie témoin du prodige, devait devenir l'artisan de l'église, par suite de sa capture en mer par les Sarrasins vers 1460. La verrière qui orne le chevet du Sanctuaire présente aux regards, dans son médaillon de gauche en haut, un seigneur en armure, mais les fers aux pieds. Il a mis genou en terre, et il contemple, à travers l'ouverture de son cachot, une Vierge des Gardes, à qui il fait voeu d'ériger en son honneur une église digne de ce nom, pour remplacer sans doute l'oratoire rustique qui l'abritait. Et c'est en 1465 que, par suite de ce voeu, le premier Sanctuaire s'éleva à la gloire de NOTRE DAME sur ce sommet de la Vendée Angevine.

 

Au début du XVIIè siècle, suite à l'importance prise par le Pélérinage, on dû faire appel à des religieux pour en assurer le service. Durant près de deux siècles, jusqu'à la Révolution Française, des Ermites de Saint Augustin venus de Poitiers devinrent les Gardiens du Sanctuaire.

 

Sous la terreur, le sanctuaire de Notre Dame des Gardes fut détruit. Les Chrétiens survivants du massacre n'eurent rien de plus à coeur de restaurer le culte de NOTRE DAME à la demande des fidèles des Gardes, le RP Abbé, dom Augustin de Lestrange, envoya des moniales avec un Père Aumônier devenant par là même Chapelain du Pélérinage.

 

Ainsi, la restauration de l'ordre monastique féminin en France se trouve liée à la restauration du pélérinage des Gardes.

 

Aujourd'hui : le Pélérinage est actuellement très fréquenté et a lieu le 8 septembre (et le dimanche qui précède dans la prairie). Une journée liturgique est organisée chaque année et voit converger vers le Sanctuaire les malades venus de la région.

 

 LA CHAPELLE GRELET "NOTRE DAME DE LA PLANCHE GRELET"

 

Vers la fin du XVIIè siècle, en ce lieu de la Planche Grelet, le voyageur pouvait à peine se frayer un passage à travers les taillis et les champs de genêts. Les sentiers, connus dans le pays sous le nom de chemins creux étaient mauvais et, pour traverser le Pont aux jars, ce ruisseau qui coule au fond de la vallée, il n'y avait qu'une Planche ou plutôt un tronc d'arbre surmonté d'une rampe, aussi mal arrimé l'un que l'autre.

 

C'est sur le pont primitif que l'on appelait la Planche Grelet. De plus, tout près de là, se trouve la pierre Bâl, celle-ci aurait servi vraisemblablement aux sacrifices druidiques. Ce monument inspirait alors l'horreur, soit par l'imagination, soit par superstition, en laissant supposer que les esprits malins avaient pris possession de ce lieu, témoins d'ailleurs de plusieurs crimes, et où personne ne passait sans effroi.

 

Quoi qu'il en soit, aux environs de 1697, en pleine nuit, un cultivateur Michel Plessis, fut saisi sur la Planche Grelet d'une peur effroyable. Il crut être attaqué par une bête méchante qui lui serrait la poitrine et menaçait de le jeter à l'eau. Dans son épouvante, il se voua à la Sainte Vierge, et lui promit de venir la prier en ce lieu s'il était délivré. Rassuré aussitôt, il put entrer sain et sauf, chez lui, au village de la Bordellière situé non loin de là.

 

Dès le lendemain, il tenait parole et pratiquant une niche dans un ormeau, il y plaçait une statuette qu'on invoque depuis lors contre la peur.

 

En 1850, Dominique Plessis, arrière petit fils de Michel Plessis fit construire un petit oratoire où fut placée la Vierge. En 1858, cet édifice fut augmenté d'un auvent pour protéger la Vierge de la pluie.

En 1865, il fut complété et prit la forme d'une chapelle qui dura jusqu'en 1892.

 

Le 07 juillet 1861, une noble dame avait déposé, derrière la statue de Marie, un voeu, non signé, mais cacheté et scellé de ses armes. Plongée dans une extrême affliction, elle demandait pour tous les siens la protection de la Reine du Ciel et, promettait en retour, la somme de mille francs pour la construction d'une chapelle à la Planche Grelet.

 

Ce billet fut trouvé par Monsieur le Curé des Gardes qui, après d'actives recherches, finit par découvrir le nom de la généreuse donatrice. Elle ne vivait plus mais ses voeux avaient été comblés. De ses nombreux enfants, deux s'étaient voués au service des autels et tous étaient restés fidèles  à leur Dieu. Ils firent honneur à la parole de leur mère et grâce à eux, fut construite la chapelle actuelle de la Planche Grelet.

 

Vous pouvez découvrir ce lieu sur le bourg des Gardes,

des tables de pique-nique sont à disposition.

 

 




  
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